mercredi 17 octobre 2007

Les hommes ne sont pas égaux


Je suis plus d´accord avec la position qui dit que les hommes ne seront jamais égaux.
C´est vrai que la Révolution Française a introduit des changements incommensurables dans la société. En proclammant la liberté et l´égalité entre tous les hommes, elle lui a donné les outils et l´impulsion dont l´homme avait besoin pour lutter sans peur par une vie meilleure, pour lutter pour ce en quoi il croit. Mais, en réalité, les barrières de la naissance et de la pauvreté ne seront jamais vraiment abattues. Beaucoup de personnes n´arrivent jamais à ce qu´elles souhaitent, souvent parce que la société elle-même ne leur permet pas. Donc, l´idéologie de la Révolution Française ne s´accomplit vraiment jamais. Alors, la position d´Anatole France est plus réaliste que celle de Henrik Stefens. Aux yeux de la société les hommes ne seront jamais égaux, il existera toujours des différences entre des riches et des pauvres, des grands et des petits, des gros et des maigres. De plus, les personnes ont différents personnalités, différents façons de faire face à la vie, différents croyances qui causent, parfois, des conflits.

La liberté et la vie


Je préfère la seconde devise: "la liberté et la vie". Je ne peux pas m´imaginer vivant dans un pays où la liberté individuelle ne serait pas réconnue.
La liberté est une des caractéristiques qui nous rend des êtres humains et, sans elle, la vie perd le sens. Pour moi, il est impossible de vivre dans un pays où je ne peux pas exprimer librement mon opinion, décider et lutter pour ce que je veux, c´est qui est le meilleur pour moi et où l´audace de le faire se paie avec la mort.
Mais, dans les pays où la liberté est un droit de tous, elle n´est toujours respectée. Au Portugal, la liberté d´expression est un droit reconnu. Cependant, quand quelques personnes expriment ouvertement leur opinion sur certains sujets, elles sont victimes de censure et elles souffrent des représailles. Cette situation est honteuse dans une soi-disant république démocratique.

lundi 15 octobre 2007

À l´heure des traités: un bilan désastreux


La Première Guerre mondiale marque une catastrophe sans précédent dans l’histoire de l’Europe et du monde. Les pertes humaines sont énormes,le vieux continent sort ruiné du conflit, militaires et civils sont durablement traumatisés par l’expérience de la guerre.


Une génération sacrifié
La Première Guerre mondiale se traduit par une "grande saignée" dont l’Europe mettra des années à se remettre. Le conflit a fait 10 millions de morts, essentiellement des militaires, dont 1,7 million d’Allemandset 1,3 million de Français. Ce chiffre représente une moyenne de 900 morts français chaque jour. 6 millions de combattants sont très sérieusement blessés. Parmi eux, les "gueules cassées" souffrent de terribles mutilations au visage.D’autre part, l’immense majorité des pertes ayant concerné des hommes jeunes (de 19 à 40 ans), la Première Guerre mondiale a entraîné des séquelles démographiques profondes : déséquilibre hommes/femmes et vieillissement conséquent de la population.

Le déclin économique de l´Europe

L’Europe sort ruinée de la guerre et perd sa suprématie financière au profit de pays dont le territoire et l’économie ont été épargnés (Etats-Unis, Japon). Les Alliés ont contracté des dettes énormes auprès des Etats-Unis. Des régions entières sont dévastées : les départements du Nord et de l’Est de la France, bassins sidérurgiques et houillers traditionnels, sont durement touchés. Si aucun combat ne s’est déroulé sur son sol, l’Allemagne se voit imposer des remboursements énormes (132 milliards de marks-or) par le Traité de Versailles.

Troubles et révolutions
La fin de la Première Guerre mondiale ouvre une période d’instabilité qui durera jusqu’au milieu des années 20. Quatre empires (Autriche-Hongrie, Allemagne, Russie et Turquie) s’effondrent, entraînant révolutions et redéfinitions des frontières. L’émergence de l’Union soviétique bouleverse l’équilibre géopolitique européen.

Une crise morale

Enfin, la Première Guerre mondiale aboutit à une remise en cause des valeurs occidentales. Le modèle européen qui dominait le monde est contesté par des pays neufs comme les Etats-Unis, le Japon ou encore la jeune Union soviétique.Le ressentiment des nations vaincues, exploité par les partis extrémistes (fasciste en Italie, nazi en Allemagne), sera l’une des causes de la Seconde Guerre mondiale.

vendredi 12 octobre 2007

Première Guerre Mondiale: dans l´enfer de Verdun


Pendant 10 mois, de février à décembre 1916, l’armée allemande attaque sans relâche Verdun. La bataille fait près de 700 000 morts.

Le plan allemand

En attaquant Verdun, l’état-major allemand ne cherche pas tant à conquérirla ville, qui offre un intérêt stratégique limité, qu’à user l’armée française.Falkenhayn, qui décide de l’offensive, fait un double pari. D’abord, il estime que la France défendra à tout prix Verdun et n’acceptera pas d’abandonner ce symbole de l’identité nationale. Ensuite, il prévoit des pertes allemandes inférieures de moitié à celles des Français.Mais si la France n’accepte pas d’abandonner ce symbole de son identité nationale, en revanche, les pertes allemandes et françaises sont au total presque équivalentes durant la bataille. Verdun est un revers pour l’armée allemande et, surtout, une catastrophe humaine sans précédent.

Le déroulement de la bataille

21 février 1916 : début de la bataille. Les Allemands ont concentré une puissance de feu exceptionnelle : 1 250 pièces d’artillerie sur un front d’une vingtaine de kilomètres à peine. Certains secteurs reçoiventprès de 10 000 obus par heure. Dans les tranchées françaises entièrement détruites s’engage un corps à corps entre les troupes d’assaut allemandes et les poilus.

Février à juin : au prix de pertes très importantes dans les deux camps, les Allemands prennent le bois des Caures, le fort de Douaumont, le Mort-Homme et le fort de Vaux. L’avancée maximale des troupes allemandes ne dépasse pas 5 km.

Mai : le commandement français passe de Pétain, qui a reconstitué une artillerie française sur la rive gauche de la Meuse, à Nivelle. Les dernières offensives allemandes échouent.

Octobre à décembre : les Français reprennent l’initiative et rétablissent une ligne de front proche de celle du début de l’année.

Les sacrifices des poilus

Pour combler les pertes énormes (jusqu’à 3 000 hommes par jour), l’état-major est contraint d’instaurer une relève permanente. Presque tous les poilus ont participé à la bataille de Verdun. Une noria incessante de camions les emmène au plus près du front, par la "voie sacrée", la seule route quirelie encore Verdun à l’arrière.


http://education.france5.fr/guerre14_18/verdun.htm

mardi 5 juin 2007

Philosophie d´Albert Camus

Une question, l´absurde
« L'absurde naît de cette confrontation entre l'appel humain et le silence
déraisonnable du monde. ». Dans cette phrase est concentrée la puissance d’un conflit, d’une confrontation qui supporte et emporte l’œuvre de Camus. Deux forces qui s’opposent : l’appel humain à connaître sa raison d’être et l’absence de réponse du milieu où il se trouve. L’homme vivant dans un monde dont il ne comprend pas le sens, dont il ignore tout, jusqu’à sa raison d’être.
L’appel humain, c’est la quête d’une cohérence, or pour Camus il n’y a pas de réponse à cette demande de sens. Tout au moins n’y a-t-il pas de réponse satisfaisante, car la seule qui pourrait satisfaire l’écrivain devrait avoir une dimension humaine : « Je ne puis comprendre qu’en termes humains » . Ainsi les
religions qui définissent nos origines, qui créent du sens, qui posent un cadre, n’offrent pas de réponse pour l’homme absurde : « Je ne sais pas si ce monde a un sens qui le dépasse. Mais je sais que je ne connais pas ce sens et qu’il m’est impossible pour le moment de le connaître. Que signifie pour moi signification hors de ma condition? ». L'homme absurde n'accepte pas de perspectives divines. Il veut des réponses humaines.
L’absurde n’est pas un savoir, c’est un état acquis par la confrontation consciente de deux forces. Maintenir cet état demande une lucidité et nécessite un travail, l’absurde c’est la
conscience toujours maintenue d’une « fracture entre le monde et mon esprit » écrit Camus dans Le Mythe de Sisyphe. Ainsi l’homme absurde doit s’obstiner à ne pas écouter les prophètes, à ne pas avoir assez d’imagination pour se représenter l’enfer, à ne faire intervenir que ce qui est certain, et si rien ne l’est, « ceci du moins est une certitude. ».
L’homme absurde ne pourrait s’échapper de son état qu’en niant l’une des forces contradictoires qui le fait naître : trouver un sens à ce qui est ou faire taire l’appel humain. Or aucune de ces solutions n’est réalisable.
Une manière de donner du sens serait d’accepter les religions et les dieux. Or ces derniers n’ont pas d’emprise sur l’homme absurde. L’homme absurde se sent innocent, il ne veut faire que ce qu’il comprend et « pour un esprit absurde, la
raison est vaine et il n’y a rien au-delà de la raison ».
Une autre manière de trouver du sens serait d’en injecter : faire des projets, établir des buts, et par là même croire que la vie puisse se diriger. Mais à nouveau « tout cela se trouve démenti d’une façon vertigineuse par l’absurdité d’une mort possible ». En effet, pour l’homme absurde il n’y a pas de futur, seul compte l’ici et le maintenant.
La première des deux forces contradictoires, à savoir le silence déraisonnable du monde ne peut donc être niée. Quant à l’autre force contradictoire permettant cette confrontation dont naît l’absurde, qui est l’appel humain, la seule manière de la faire taire serait le suicide. Mais ce dernier est exclu car à sa manière « le
suicide résout l’absurde». Or l’absurde ne doit pas se résoudre. L’absurde est générateur d’une énergie. Et ce refus du suicide, c’est l’exaltation de la vie, la passion de l’homme absurde. Ce dernier n’abdique pas, il se révolte !

Une réponse, la revólte
Oui, il faut maintenir l’absurde, ne pas tenter de le résoudre, car l’absurde génère une puissance qui se réalise dans la révolte. La révolte, voici la manière de vivre l’absurde. La révolte c’est connaître notre destin fatal et néanmoins l’affronter, c’est l’intelligence aux prises avec le silence déraisonnable du monde, c’est le condamné à mort qui refuse le suicide. C’est pourquoi Camus écrit : « L’une des seules positions philosophiques cohérentes, c’est ainsi la révolte ».
La révolte c’est aussi s’offrir un énorme champ de possibilités d’actions. Car si l’homme absurde se prive d’une vie éternelle, il se libère des contraintes imposées par un improbable futur et y gagne en liberté d’action. Plus le futur se restreint et plus les possibilités d’actions « hic et nunc » sont grandes. Et ainsi l’homme absurde jouit d’une liberté profonde. L’homme absurde habite un monde dans lequel il doit accepter que « tout l’être s’emploie à ne rien achever
», mais un monde dont il est le maître. Et à Camus, qui fait de Sisyphe le héros absurde, d'écrire : « Il faut imaginer Sisyphe heureux. »
Bien que Camus réfute les religions dans lesquelles « on n’y trouve aucune problématique réelle, toutes les réponses étant données en une fois
», bien que Camus n’accorde aucune importance au futur : « il n’y a pas de lendemain », sa révolte n’en est pas pour autant amorale. « La solidarité des hommes se fonde sur le mouvement de révolte et celui-ci, à son tour, ne trouve de justification que dans cette complicité ». Tout n’est pas permis dans la révolte, la pensée de Camus est humaniste, les hommes se révoltent contre la mort, contre l’injustice et tentent de « se retrouver dans la seule valeur qui puisse les sauver du nihilisme, la longue complicité des hommes aux prises avec leur destin[3] ». En effet, Camus pose à la révolte de l’homme une condition : sa propre limite. La révolte de Camus n’est pas contre tous et contre tout. Et Camus d’écrire : « La fin justifie les moyens ? Cela est possible. Mais qui justifie la fin ? À cette question, que la pensée historique laisse pendante, la révolte répond : les moyens ».

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Biographie d´Albert Camus

Lucien Camus, père d'Albert, travaille dans un domaine viticole, près de Mondovi, pour un négociant de vin d'Alger. C'est dans ce département de Constantine que l'écrivain voit le jour. Lucien Camus est mobilisé en septembre 1914. Blessé à la bataille de la Marne, il meurt à l'hôpital militaire de Saint-Brieuc le 17 octobre 1914. De son père, Albert ne connaîtra qu'une photographie et une anecdote significative : son dégoût devant le spectacle d'une exécution capitale. La famille s'installe à Alger. Sa mère est sourde. Albert y fait ses études, encouragé par ses professeurs dont Jean Grenier - qui lui fera découvrir Nietzsche- et, auparavant l'instituteur Louis Germain qui fera en sorte qu'il puisse aller au Lycée. Il gardera une grande reconnaissance à celui-ci et lui dédiera son discours de Prix Nobel. Il déclame dans celui-ci un mot qui restera célèbre : "Ma patrie, c'est la langue française." Il commence à écrire très jeune et ses premiers textes paraissent dans la revue Sud en 1932. Après le baccalauréat il obtient un diplôme d'études supérieures en Lettres, section philosophie. Mais la tuberculose l'empêche de passer l'agrégation.
En
1935, il commence l'écriture de L'Envers et l'endroit, qui sera publié deux ans plus tard. À Alger, il fonde le Théâtre du Travail, qu'il remplace en 1937 par le Théâtre de l'Équipe. Dans le même temps il quitte le parti communiste, auquel il avait adhéré deux ans plus tôt. Il entre au journal Alger Républicain, organe du Front populaire, créé par Pascal Pia. Son enquête Misère de la Kabylie aura une action retentissante. En 1940, le Gouvernement Général de l'Algérie interdit le journal et influe pour qu'Albert Camus ne trouve plus de travail. Il s'installe à Paris et travaille comme secrétaire de rédaction à Paris-Soir. C'est durant cette période qu'il fait paraître le roman L'Étranger (1942) et l'essai Le Mythe de Sisyphe (1942) dans lesquels il expose sa philosophie. Selon sa propre classification, ces œuvres appartiennent au « cycle de l'absurde » – cycle qu'il complètera par les pièces de théâtre Le Malentendu et Caligula (1944). En 1943, il est lecteur chez Gallimard et prend la direction de Combat lorsque P. Pia est appelé à d'autres fonctions dans la Résistance. Le 8 août 1945, il est le seul intellectuel occidental à dénoncer l'usage de la bombe atomique deux jours après l'attaque sur Hiroshima dans un éditorial resté célèbre, dans Combat[1]. Son œuvre littéraire se poursuit avec la production du « cycle de la révolte », qui comprend un de ses romans les plus connus, La Peste (1947), mais également d'autres ouvrages moins célèbres : L'État de siège (1948), Les Justes (1949) et L'Homme révolté (1951).
La rupture avec
Jean-Paul Sartre a lieu en 1952, après la publication dans Les Temps modernes de l'article de Jeanson qui reproche à la révolte de Camus d'être « délibérément statique ». En 1956, à Alger, il lance son « Appel pour la trêve civile », alors que dehors, on hurle des menaces de mort. Il faut noter qu'il a été méconnu de son vivant par les Pieds-Noirs en Algérie et, après l'indépendance, par les algériens qui lui ont reproché de ne pas avoir milité pour cette indépendance. Interrogé par un Algérien à Stockholm, il dira : « Je crois à la justice, mais pas avec les bombes. Entre ma mère et la justice, je préfère ma mère », ce qui lui sera souvent reproché. Toujours en 1956, il publie La Chute, livre pessimiste dans lequel il s'en prend à l'existentialisme sans pour autant s'épargner lui-même.
Le
4 janvier 1960, au Petit-Villeblevin, dans l'Yonne, Albert Camus trouve la mort dans un accident de circulation à bord d'une Facel Vega FV3 conduite par son ami Michel Gallimard, le neveu de Gaston. La voiture quitte la route et percute un arbre qui la borde. Les journaux de l'époque évoquent une vitesse excessive (130 km/h), un malaise du conducteur ou l'éclatement d'un pneu, mais René Étiemble affirme : « J'ai longtemps enquêté et j'avais les preuves que cette Facel-Vega était un cercueil. J'ai cherché en vain un journal qui veuille publier mon article… »
Albert Camus est enterré à
Lourmarin, dans le Vaucluse - où il avait acheté une maison dans la région que lui avait fait découvrir son ami le poète René Char. En marge des courants philosophiques, Camus a poursuivi une réflexion sur la condition humaine. Refusant de formuler un acte de foi en Dieu, en l'histoire ou en la raison, il s'est opposé simultanément au christianisme, au marxisme et à l'existentialisme. Il n'a cessé de lutter contre toutes les idéologies et les abstractions qui détournent de l'humain. En ce sens, il incarne une des plus hautes consciences morales du XXe siècle - l'humanisme de ses écrits ayant été forgé dans l'expérience des pires moments de l'espèce humaine.

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L´eugenisme

L'eugénisme désigne la volonté d'améliorer l'espèce humaine. Ce souhait, qui existe depuis l'antiquité peut se traduire par une politique volontariste d'éradication des caractères jugés handicapants ou de favorisation des caractères jugés « bénéfiques ».
On peut distinguer l'eugénisme, pratique humaine, sociale et collective, de la préoccupation individuelle généralisée (chez l'homme et chez les animaux) d'assurer à ses enfants le « meilleur »
co-reproducteur (quoique « meilleur » puisse signifier : taille des cornes, couleurs des plumes, ou étendue du patrimoine ou de la culture, etc.), ainsi que de la pratique qui consiste à favoriser le plus prometteur de ses enfants. Ces stratégies ne se préoccupent pas du devenir de l'espèce humaine, mais seulement de l'avenir de ses propres enfants ou de sa famille. Néanmoins, les méthodes et les buts, une fois sommés sur l'ensemble des individus, sont bien les mêmes.
L'eugénisme plus strict qui serait régi par une société pose de sérieuses questions
éthiques car il implique une sélection portant nécessairement une part de subjectivité et une part de contrainte (ne serait-ce qu'envers les individus écartés, ou à l'égard des individus incités à se reproduire, voire à se reproduire avec telle personne et nulle autre).
En outre, l'histoire du
XXe siècle a fourni des exemples de graves dérives morales associées aux politiques eugéniques.

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