mercredi 16 janvier 2008
L´histoire de l´Union Européenne
Par delà les divisions historiques, l’Europe s’est bâtie sur un socle commun d’idées qui vont de l'humanisme gréco-latin aux principes de la Révolution française. Avant que les Européens ne réalisent l'unification du continent par la seule force du droit, de nombreux empereurs, princes et conquérants ont caressé le rêve d'un espace soumis à une seule couronne. Au cours des siècles, plusieurs philosophes, écrivains ou juristes ont théorisé le rapprochement des peuples d'Europe.
1918-1944 : l’idée européenne au début du 20ème siècle
Les traités conclus après la Première Guerre mondiale redessinent la carte de l’Europe, mettant fin à trois Empires (Allemand, Autrichien et Ottoman) et donnant naissance à de nouveaux Etats (Tchécoslovaquie, Hongrie, Yougoslavie). Les frustrations nées de ce redécoupage rendent difficile la réconciliation entre les peuples européens. Malgré tout, un rapprochement politique se dessine dans les années 20, symbolisé par la politique d’Aristide Briand à l’égard de l’Allemagne. Mais la crise économique des années 30 exacerbe les nationalismes et l’esprit de revanche. A partir de 1933, l’Allemagne nazie multiplie les coups de force annonciateurs d’une nouvelle guerre. Les horreurs du deuxième conflit mondial sont à l’origine de projets d’unification européenne, qui seront mis en œuvre après 1945.
1945-1956 : les débuts de la construction européenne
En 1945, l’Europe sort traumatisée d’un conflit sanglant et destructeur. Alors que débute une nouvelle période de tensions internationales – la Guerre froide – certains comprennent très vite que seule une union entre les pays d’Europe permettra au vieux continent de recouvrer son rang sur la scène mondiale. L’heure est à la reconstruction et à la réconciliation. Les accords de coopération se multiplient, encouragés par les alliés américains (OECE, OTAN) ou à l’initiative des Européens (Conseil de l’Europe, CECA). Durant cette période foisonnante sur le plan intellectuel, plusieurs courants s’affrontent sur les moyens d’atteindre l’unification européenne : fédéralistes, partisans de la coopération intergouvernementale, fonctionnalistes... C’est finalement l’approche graduelle et pragmatique prônée par Jean Monnet qui aura les effets les plus remarquables : de la mise en commun du charbon et de l’acier entre les Six naîtra la forme la plus achevée d’intégration pacifique jamais connue en Europe, voire dans le monde.
1957-1973 : de l’Europe des six à l’Europe des neuf
1957 voit l’avènement d’un projet charnière dans l’histoire de la construction européenne : la création par les Six d’une Communauté économique européenne qui couvrira bientôt les principaux secteurs de la vie économique. Mais le but final de cette entreprise est bien plus grand, puisqu’il s’agit "d'établir les fondements d'une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens", comme l’énonce le préambule du traité CEE. Malgré la crise institutionnelle de 1965 – qui contribue à atténuer le caractère supranational de la CEE – la mise en place du marché commun se déroule sans heurt et conduit immédiatement à des performances économiques remarquables. Ces premières années voient également la naissance de politiques communes dans les domaines de l’agriculture, des transports, du commerce extérieur et de la cohésion régionale. Le succès de cette intégration pousse des pays qui s’en étaient jusque-là tenus à l’écart à rejoindre les Communautés européennes. Le 1er janvier 1973, celles-ci comptent trois nouveaux membres : le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark.
1974-1984 : surmonter les crises
Dans les années 70, l’Europe est frappée de plein fouet par les effets conjugués de la crise monétaire internationale et du choc pétrolier. Confrontés à de graves difficultés économiques, les Etats membres réagissent en ordre dispersé. A plusieurs reprises, l’unité des Communautés est mise à mal. Mais peu à peu, une réponse concertée à la crise s’organise, symbolisée par la tenue trimestrielle du Conseil européen. En dépit de la crise, les Neuf paraissent décidés à reprendre, voire approfondir leur coopération politique. Mais à l’exception d’un renouveau de la collaboration dans le domaine monétaire, les résultats sont mitigés. L’Europe politique attendra des jours meilleurs pour voir le jour.
1985-1991 : la relance européenne
Au milieu des années 80, les dirigeants européens sont décidés à rompre avec l’euroscepticisme de la décennie précédente. Sous l’impulsion du trio Mitterrand-Kohl-Delors se dessine une relance de la construction européenne, dont l’objectif est d’achever l’intégration économique initiée en 1957. La réalisation du marché unique devient l’horizon qui va mobiliser les institutions et les Etats européens pendant près de dix ans. On assiste alors au développement de politiques européennes dans les domaines de l’environnement, de la santé, de la cohésion sociale et territoriale…En 1989 se produit ce que personne n’avait osé imaginer : le Mur de Berlin est renversé par les Allemands de l’Est avides de liberté. Bientôt, c’est l’ensemble du bloc soviétique qui s’effondre, plaçant les Européens devant la perspective d'une réunification du continent.
1992-2007 : la naissance de l’Europe politique
La disparition du bloc soviétique provoque une rupture de l’ordre international qui n’est pas sans conséquence sur le projet européen. Les pays membres des Communautés réagissent rapidement à la nouvelle donne en affirmant la dimension politique du projet européen par la signature, en 1992, du Traité de Maastricht qui pose également les bases d’une monnaie unique. Peu de temps après, la nouvelle Union européenne choisit de mettre en œuvre le plus grand élargissement de son histoire. Depuis lors, l’Europe tente de concilier son élargissement géographique avec l’approfondissement de son projet politique. L’enjeu est de taille, qui concerne la capacité de l’Union à devenir un véritable espace démocratique et à s’imposer comme acteur du monde globalisé.
http://www.touteleurope.fr/fr/union-europeenne.html
mercredi 12 décembre 2007
La citoyenneté
Outre un statut juridique et des rôles sociaux, la citoyenneté se définit aussi par des valeurs. On peut en évoquer au moins trois, traditionnellement attachées à la citoyenneté :Le civisme : il consiste, à titre individuel, à respecter et à faire respecter les lois et les règles en vigueur, mais aussi à avoir conscience de ses devoirs envers la société. De façon plus générale, le civisme est lié à un comportement actif du citoyen dans la vie quotidienne et publique. C’est agir pour que l’intérêt général l’emporte sur les intérêts particuliers.
La solidarité : elle est importante, en effet, dès lors que les citoyens, dans une conception classique, ne sont pas de simples individus juxtaposés, mais un ensemble d’hommes et de femmes attachés à un projet commun. Elle correspond à une attitude d’ouverture aux autres qui illustre le principe républicain de fraternité. Dans ces conditions, la solidarité, qui consiste à venir en aide aux plus démunis, directement ou par le biais des politiques publiques (ex : impôt redistributif) est très directement liée à la notion de citoyenneté.
Ces trois valeurs donnent à la citoyenneté tout son sens en ne la limitant pas à l’exercice du droit de vote.
Toutefois, un citoyen actif a un rôle essentiel à jouer, qui prend tout son sens avec l’exercice du droit de vote. C’est à ce moment que le citoyen apporte sa contribution majeure à la société. En votant, mais aussi en se faisant élire, il fait valoir son point de vue, change ou confirme les gouvernants, ou encore (dans le cadre du référendum) décide des grandes orientations de la politique nationale.
Mais, en dehors des élections, les citoyens peuvent également, de façon quotidienne, jouer un rôle important dans la société. Par exemple, ils peuvent adhérer à une association, un syndicat ou un parti politique et, ainsi, tenter de faire évoluer la société dans laquelle ils vivent, de venir en aide aux autres ou d’influencer la politique nationale.
De même, l’attitude individuelle des citoyens est importante. Les comportements de civisme (politesse, respect des biens publics...) sont pour beaucoup dans le caractère apaisé d’une société.

D’abord, parce que les citoyens ont tous la même nationalité. Ce lien juridique, qui lie une personne à un pays, est commun à l’ensemble des citoyens, quelle que soit la façon dont ils ont acquis la nationalité (droit du sang, droit du sol, naturalisation, mariage). Il est le signe que l’on fait partie d’un groupe particulier, non seulement sur le plan strictement juridique, mais également de manière très pratique. Ainsi, à l’occasion de voyages à l’étranger, on peut être plus sensible à ce caractère d’appartenance.
La citoyenneté manifeste aussi le rattachement à une même communauté politique, la nation. Elle permet de voter et d’être élu. Il faut toutefois mettre à part le cas des ressortissants d’États membres de l’Union européenne qui peuvent voter aux élections municipales et européennes, bien que ne possédant pas la nationalité et donc la citoyenneté française.
Enfin, la citoyenneté française est la manifestation d’une identité culturelle et d’une histoire commune. Ainsi, en France, les citoyens partagent l’héritage de moments essentiels tels que la Révolution, les guerres mondiales, l’Occupation ou la Résistance. Chaque citoyen n’a pas à assumer, à titre personnel, les fautes ou les crimes commis par l’État dont il a la nationalité. La citoyenneté va de pair avec la construction de la mémoire d’épisodes marquants d’une histoire nationale.
Comment construire un monde plus juste

Au niveau mondial il faut, par exemple, pardonner totalement ou partiellement la dette externe des pays les plus endettés. Cette dette est un obstacle au dévéloppement des pays parce qu´elle consomme une grande partie de leurs revenus. Cet argent pourrait être utilisé pour construire des infrastructures ou pour améliorer le système educatif ou de la santé. Ces pays ont, aussi, peu de pouvoir de décision dans les organismes internationaux. Ils ont besoin d´un plus grand pouvoir pour bien défendre leurs intérêts.
Dans chaque pays, il faut payer des salaires plus équilibrés: la majorité des personnes gagnent peu d´argent. D´un autre côté, les politiques et les entrepreneurs ont des salaires astronomiques. Il faut aussi investir dans l´education et promouvoir l´égalité d´opportunités et d´accès aux biens essentiels, comme la santé.
Un monde plus juste dépend de la volonté de toutes les personnes, mais surtout de la volonté des gouvernements.
L´Amérique, "gendarme du monde"

Les États Unis sont une des plus grande puissances économiques du monde et leur influence sur les événements est indéniable. Ils deviennent les "gendarmes du monde" grâce à leur potentiel économique et militaire. Ils veulent construire un nouvel ordre international qui défend seulement leurs intérêts. Ils interviennent dans les conflits qui éclatent dans des zones stratégiques pour assurer le contrôle de ces régions.
Les États Unis utilisent aussi l´ONU pour protéger leurs intérêts. Le cas du Koweit c´est un exemple dans lequel les intérêts pétrolifères ont provoqué une intervention rapide des États Unis avec le soutien des Nations Unis. Ils ont aussi le droit de veto dans cette organisation avec 4 autres pays (Grande-Bretagne, Ffrance, Russie et China), c´est ce qui empêche que les décisions soient prises par une majorité.
Les États Unis ont obtenu un tel pouvoir dans le monde qu´ils trouvent que les règles ne s´appliquent pas à eux. Le refus du protocole de Kyoto en est un exemple. Le but de ce protocole est de réduire la pollution partout le monde et les États Unis sont le pays qui émet plus de CO2 dans l´atmosphère.
samedi 8 décembre 2007
Le nouvel ordre mondial
Un «nouvel ordre mondial» (pas seulement économique) a été instauré en coulisse. Les États-Unis estiment être investis d'une mission qu'ils se sont donnée à eux-mêmes, par leur poids sur l'échiquier mondial. Après sa victoire dans la guerre du Golfe (1991), Washington a parlé d'édifier un « nouvel ordre mondial » façonné à son image. Avec des accents prophétiques, le président George Bush déclara alors : « Les États-Unis sont appelés à conduire le monde hors des ténèbres et du chaos de la dictature vers la promesse de jours meilleurs.» Ce plan hégémonique a commencé il y a un siècle.
Tout a été planifié et préparé depuis longtemps. La mondialisation était inscrite dans les premiers accords du GATT, en 1947, avec le libre-échange. C'est en 1975 que Brzézinski, alors directeur général de
Constatant « la crise de la démocratie », rapport publié en 1975,
Voilà un capitalisme sauvage, qui répand les dogmes ultra-libéraux pour privilégier une minorité d'affairistes ! Ce libéralisme présente des aspects totalitaires et se montre sans pitié pour les faibles ! Et c'est le premier producteur d'armes du monde.![]()
Au lieu d'avoir emboîté le pas aux propositions de désarmement de Gorbatchef, en 1990, leurs visées impérialistes se doublent de visées terroristes sur n'importe quel Pays de la planète.
Les guerres de libération ont échoué, sauf à Cuba ; le Ché est-il mort pour rien ? Son héroïsme reste exemplaire pour les peuples opprimés. Le malheur s'abat sur des peuples entiers. L'Afrique est la plus touchée. Les inégalités se creusent, les pays spoliés ne peuvent plus rembourser leurs dettes. Ici et là, des mafias se créent. On frôle l'anomie.
Après avoir investi les institutions internationales (avec un pourcentage écrasant de PIB), le gouvernement d'État américain réagit au terrorisme en toute impunité par des frappes aériennes sur l'Afganistan, et maintient l'embargo sur l'Irak sans raison valable. Le Conseil de Sécurité est à sa botte. Au mépris du droit international, c'est la puissance des États-Unis qui s'affirme là, et aussi à travers l'Alliance atlantique, tous les Etats d'Europe. Élargi aux pays européens de l'Est, L'OTAN met à profit les divisions et les embarras des Européens ! Depuis peu, des représailles au terrorisme se soldent par des bombardements en Afghanistan ! La propagande semble au point... mais les pires terroristes ne sont pas ceux que l'on nous désigne comme tels. "Le choc des civilisations" arrive tel qu'il a été décrit en 1998 par un des chantres du système, Samuel P. Huntington, (un ancien de
A inscrire au Livre Noir du capitalisme : les milliards de victimes des guerres et des nombreuses guérillas, la famine ou la malnutrition dans les Pays spoliées, l'esclavage et la pollution. Car le capitalisme a besoin de la guerre et il vampirise l'humanité. (Rapport américain sur l'utilité des guerres;

En réalité, en combattant le communisme et le socialisme partout dans le monde, les USA sont arrivés à leurs fins. Ils étaient déjà les grands gagnants de la dernière guerre mondiale, avec la suprématie du dollar, depuis Brenton-Woods, mais l'effondrement de l'URSS, après une course aux armements ruineuse, leur laisse l'hégémonie totale : les USA dominent le monde sur tous les tableaux : économique, technologique, militaire et culturel. Leurs services secrets furent mis à l'œuvre. N'oublions pas aussi que les puissantes agences de presse américaines ont eu un rôle important depuis 1945, en propageant leurs mots d'ordre dans le monde. Le Nouvel Ordre Mondial diffuse "la pensée unique", pour le grand "marché unique", la monnaie-refuge étant le dollar. On a introduit depuis peu la notion de "gouvernance". Mais "la communauté internationale" ou "l'Occident" cache-t-il un véritable gouvernement mondial ? Que se cache-t-il derrière les réunions du G7, d'où rien ne filtre ? - En 1975, au sein de
vendredi 7 décembre 2007
L´altermondialisme
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Très hétérogène et composé d'une multitude d'associations, de mouvements d'horizons divers, d'organisations non gouvernementales, l'altermondialisme se manifeste par des positions qui vont du réformisme à la rupture. Pour créer des synergies entre les différents mouvements qui le composent, il tente de développer des réseaux internationaux (Forums sociaux).
Les grandes étapes de l'altermondialisme :
Début des années 1980 : émergence dans les pays du Sud d'une lutte contre les plans d'ajustements structurels du FMI.
1994 : il apparaît aux Etats-Unis et en Europe pour lutter contre la précarisation du travail, le chômage et la remise en cause des acquis sociaux.
1999 : manifestations de Seattle.
2001 : rassemblement de Gêne contre le sommet du G8.
2001 et 2003 forums sociaux de Porto Allègre.
2002 : Forum social européen de Florence, manifestation contre la guerre en Irak.
Quelques positions et propositions de l'altermondialisme:
· Démocratiser et modifier les règles de grandes instances internationales considérées comme non démocratiques (BCE, OMC, FMI, Banque mondiale) et accusées d'abriter des lobbies d'intérêts privés ;
· Alléger la dette des pays pauvres ;
· Taxer les transactions financières (ex : taxe Tobin) ;
· Développer un commerce équitable (garantie que le producteur bénéficie d'un revenu "équitable") ;
· Empêcher l'épuisement prévisible des ressources naturelles par un développement durable ;
· Exclure l'agriculture des négociations de libéralisation (pour garantir la souveraineté et la sécurité alimentaire) ;
· Exclure l'éducation, la santé, les services sociaux, la culture des négociations de l'OMC ;
· Démanteler les paradis fiscaux.
· D'autres propositions concernent la justice, la garantie de la paix, la démocratie, les droits de l'homme.
La mondialisation

Les entreprises multinationales déterminent leurs choix stratégiques (localisation, approvisionnements, financement, circuits de commercialisation, recrutements, débouchés, investissements...) à l'échelle mondiale, en comparant les avantages et inconvénients que leur procurent les différentes solutions nationales possibles.
Le terme de "mondialisation" est surtout utilisé dans le domaine économique, mais celle-ci touche à toutes les activités humaines : industrie, services, commerce, politique, social... Elle concerne aussi la communication et les échanges entre tous les individus de la Terre devenue "village planétaire" et entre les différentes cultures.Il devient alors très difficile de fonctionner dans un marché uniquement national.
Les défenseurs de la mondialisation néolibérale la présentent comme inéluctable, irréversible et incompatible avec les Etats-nations. Ces derniers sont stigmatisés en tant que structures trop anciennes et inadaptées, devant être remplacées par un gouvernement mondial.
· la libéralisation exagérée des échanges ;
· l'hégémonie des grandes entreprises multinationales ;
· la normalisation des rapports humains et la disparition des particularités ;
· l'émergence d'un standard culturel.
On peut faire commencer la mondialisation aux grandes expéditions maritimes des XVe et XVIe siècle (en particulier au premier tour du monde réalisé par Ferdinand Magellan en 1522) qui ont permis la création des empires coloniaux.
