vendredi 18 janvier 2008

Les institutions et organes de l´Union Européenne

  • Le Conseil européen est le centre d'impulsion de l'UE. Bien qu'il ne soit pas juridiquement une institution de l'Union, le Conseil européen est un organe essentiel. Les chefs d'Etat et de gouvernement y définissent des lignes directrices et des priorités pour la construction européenne.
  • Le Parlement européen : organe législatif et budgétaire. Seule institution européenne élue directement par les citoyens, il exerce un contrôle politique sur les autres institutions.
  • Le Conseil de l'Union européenne : principal centre de décision de l'Union. Il réunit les membres des gouvernements nationaux en charge d'un même domaine.
  • La Commission européenne : organe exécutif de l'Union européenne. Elle est politiquement indépendante et représente l’intérêt général de l’Union.
  • La Cour de Justice des Communautés Européennes : organe judiciaire de l'UE. Les 27 juges et 8 avocats généraux qui la composent veillent au respect du droit communautaire.
  • La Cour des Comptes européenne : institution de contrôle et de surveillance des finances. La Cour s'assure de la fiabilité, la légalité et la bonne gestion des comptes de l'Union européenne.

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L´essentiel sur l´Union Européenne

Qu'est-ce que l'Union européenne ?
L'Union européenne est "l'association économique et politique" de 27 Etats appartenant au continent européen : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, Chypre, le Danemark, l'Espagne, l'Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, l'Italie, la Lituanie, la Lettonie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède.

Quels sont les objectifs de l'UE ?
L' Union européenne (UE) a pour objectifs :


  • d'établir les fondements d'une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens, de sauvegarder la paix et de rechercher l'unité politique;

  • d'assurer, par une action commune, le progrès économique et social : création d'un marché intérieur européen et renforcement de la cohésion sociale.

Comment fonctionne l'Union européenne ?
Une organisation fondée sur des traités
La structure juridique de l’Union européenne repose sur des traités, ratifiés par les Etats membres. Le dernier traité ratifié est le Traité de Nice. C’est lui qui fixe l’ensemble des compétences de l’Union européenne.
L’UE n’est pas un Etat, mais une organisation qui ne peut agir que sur la base des compétences que les Etats ont bien voulu lui transférer. Tout au long de la construction européenne, l’UE a reçu de plus en plus de compétences. Elle agit désormais dans de très nombreux domaines.
L'UE repose aujourd'hui sur trois "piliers" aux modes de fonctionnement différents : un pilier communautaire, qui concerne l'essentiel des compétences de l'UE, un pilier "JAI" (Justice et Affaires intérieures) et un pilier "PESC" (Politique étrangère et de sécurité commune).
Le Traité constitutionnel signé par les 27 Etats membres de l’UE, mais non entré en vigueur, abolit cette structure en piliers. Il propose également de simplifier la structure juridique de l'Union en regroupant tous les traités en vigueur sous un seul texte.


Les compétences de l’Union
L'Union européenne se différencie des organisations internationales classiques par son modèle d'intégration qui va au-delà de la coopération traditionnelle entre Etats : les Etats membres ont délégué une partie de leurs compétences aux institutions communautaires.
Ainsi, à côté des pouvoirs nationaux, régionaux et locaux, existe un pouvoir européen fondé sur des institutions démocratiques ou indépendantes, mandatées pour intervenir dans plusieurs domaines. L’étendue de la compétence de l’Union européenne dépend des domaines concernés :



  • soit les Etats ont décidé de transférer l’intégralité de leur compétence dans un domaine ; dans ce cas, cela signifie que les Etats ne peuvent plus intervenir seuls : c’est par exemple le cas en matière commerciale, agricole ou monétaire. On parle alors pour l’UE de compétences exclusives ;

  • soit les Etats n’ont transféré qu’une partie de leurs compétences, si bien qu’ils peuvent continuer à agir à côté de l’UE. On parle alors de compétences partagées. Il s’agit en réalité du cas le plus fréquent. L´Union européenne agit alors à la place des Etats si l'action commune est considérée comme plus efficace que celle des Etats agissant séparément (selon le principe de subsidiarité).

  • Il existe enfin une dernière catégorie de compétences dites d’appui : dans ce cas, la compétence principale reste du ressort des Etats membres, mais l’UE peut appuyer leur action. Tel est le cas en matière de recherche, ou bien encore en matière de santé publique.

Des institutions propres
L'Union européenne a ses propres institutions et instances communautaires :



  • Le Parlement européen, élu au suffrage universel direct par les citoyens ;

  • le Conseil européen, réunissant périodiquement les Chefs d'Etat ou de Gouvernement ;

  • le Conseil (des Ministres) de l'Union européenne ;

  • la Commission européenne ;

  • la Cour de Justice ;

  • la Cour des comptes ;

  • le Comité économique et social européen ;

  • le Comité des régions ;

  • le Médiateur européen.

En fonction des domaines d’actions envisagés, le poids et l’importance de ces institutions et organes européens varient.
Dans la plupart des cas, les décisions sont prises par le "triangle institutionnel" composé de la Commission européenne, du Parlement européen et du Conseil des ministres.
La France joue un rôle important dans toutes ces institutions européennes, du fait du poids de sa population et de son rôle moteur dans la construction européenne.


Quels sont les symboles de l'Union européenne ?
L'Union européenne est identifiée par des symboles :



  • un drapeau : 12 étoiles or sur fond bleu forment un cercle en signe d'union. Le nombre de 12 est symbolique : invariable, il n'indique pas le nombre de pays membres mais symbolise la perfection et la plénitude ;

  • un hymne : "l'Ode à la Joie", prélude du 4ème mouvement de la IXème symphonie de Ludwig van Beethoven. Dès 1972, le Conseil de l'Europe choisi ce thème musical comme hymne. C'est en 1985 que les dirigeants européens décident d'en faire l'hymne officiel de l'UE. Sans paroles, il doit transmettre les idéaux de liberté, de paix et de solidarité que souhaite diffuser l'Europe ;

  • une fête : la "Journée de l'Europe" est célébrée le 9 mai, en souvenir de la déclaration Schuman de 1950, véritable point de départ de la construction européenne ;

  • une monnaie unique : l'euro. Ratifié en 1992, le Traité de Maastricht propose la mise en place d'une monnaie unique dans l'UE. Les pièces et billets sont introduits au 1er janvier 2002 dans les pays remplissant les conditions requises ;

  • une devise : "Unie dans la diversité". Elle apparait officiellement pour la première fois en 2004, dans le Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Cette devise illustre la volonté de l'UE pour faire en sorte que les différentes cultures, traditions et langues des Européens soient un atout pour le continent.

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mercredi 16 janvier 2008

L´histoire de l´Union Européenne

Les origines de l'idée européenne:
Par delà les divisions historiques, l’Europe s’est bâtie sur un socle commun d’idées qui vont de l'humanisme gréco-latin aux principes de la Révolution française. Avant que les Européens ne réalisent l'unification du continent par la seule force du droit, de nombreux empereurs, princes et conquérants ont caressé le rêve d'un espace soumis à une seule couronne. Au cours des siècles, plusieurs philosophes, écrivains ou juristes ont théorisé le rapprochement des peuples d'Europe.

1918-1944 : l’idée européenne au début du 20ème siècle
Les traités conclus après la Première Guerre mondiale redessinent la carte de l’Europe, mettant fin à trois Empires (Allemand, Autrichien et Ottoman) et donnant naissance à de nouveaux Etats (Tchécoslovaquie, Hongrie, Yougoslavie). Les frustrations nées de ce redécoupage rendent difficile la réconciliation entre les peuples européens. Malgré tout, un rapprochement politique se dessine dans les années 20, symbolisé par la politique d’Aristide Briand à l’égard de l’Allemagne. Mais la crise économique des années 30 exacerbe les nationalismes et l’esprit de revanche. A partir de 1933, l’Allemagne nazie multiplie les coups de force annonciateurs d’une nouvelle guerre. Les horreurs du deuxième conflit mondial sont à l’origine de projets d’unification européenne, qui seront mis en œuvre après 1945.

1945-1956 : les débuts de la construction européenne
En 1945, l’Europe sort traumatisée d’un conflit sanglant et destructeur. Alors que débute une nouvelle période de tensions internationales – la Guerre froide – certains comprennent très vite que seule une union entre les pays d’Europe permettra au vieux continent de recouvrer son rang sur la scène mondiale. L’heure est à la reconstruction et à la réconciliation. Les accords de coopération se multiplient, encouragés par les alliés américains (OECE, OTAN) ou à l’initiative des Européens (Conseil de l’Europe, CECA). Durant cette période foisonnante sur le plan intellectuel, plusieurs courants s’affrontent sur les moyens d’atteindre l’unification européenne : fédéralistes, partisans de la coopération intergouvernementale, fonctionnalistes... C’est finalement l’approche graduelle et pragmatique prônée par Jean Monnet qui aura les effets les plus remarquables : de la mise en commun du charbon et de l’acier entre les Six naîtra la forme la plus achevée d’intégration pacifique jamais connue en Europe, voire dans le monde.

1957-1973 : de l’Europe des six à l’Europe des neuf
1957 voit l’avènement d’un projet charnière dans l’histoire de la construction européenne : la création par les Six d’une Communauté économique européenne qui couvrira bientôt les principaux secteurs de la vie économique. Mais le but final de cette entreprise est bien plus grand, puisqu’il s’agit "d'établir les fondements d'une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens", comme l’énonce le préambule du traité CEE. Malgré la crise institutionnelle de 1965 – qui contribue à atténuer le caractère supranational de la CEE – la mise en place du marché commun se déroule sans heurt et conduit immédiatement à des performances économiques remarquables. Ces premières années voient également la naissance de politiques communes dans les domaines de l’agriculture, des transports, du commerce extérieur et de la cohésion régionale. Le succès de cette intégration pousse des pays qui s’en étaient jusque-là tenus à l’écart à rejoindre les Communautés européennes. Le 1er janvier 1973, celles-ci comptent trois nouveaux membres : le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark.

1974-1984 : surmonter les crises
Dans les années 70, l’Europe est frappée de plein fouet par les effets conjugués de la crise monétaire internationale et du choc pétrolier. Confrontés à de graves difficultés économiques, les Etats membres réagissent en ordre dispersé. A plusieurs reprises, l’unité des Communautés est mise à mal. Mais peu à peu, une réponse concertée à la crise s’organise, symbolisée par la tenue trimestrielle du Conseil européen. En dépit de la crise, les Neuf paraissent décidés à reprendre, voire approfondir leur coopération politique. Mais à l’exception d’un renouveau de la collaboration dans le domaine monétaire, les résultats sont mitigés. L’Europe politique attendra des jours meilleurs pour voir le jour.

1985-1991 : la relance européenne
Au milieu des années 80, les dirigeants européens sont décidés à rompre avec l’euroscepticisme de la décennie précédente. Sous l’impulsion du trio Mitterrand-Kohl-Delors se dessine une relance de la construction européenne, dont l’objectif est d’achever l’intégration économique initiée en 1957. La réalisation du marché unique devient l’horizon qui va mobiliser les institutions et les Etats européens pendant près de dix ans. On assiste alors au développement de politiques européennes dans les domaines de l’environnement, de la santé, de la cohésion sociale et territoriale…En 1989 se produit ce que personne n’avait osé imaginer : le Mur de Berlin est renversé par les Allemands de l’Est avides de liberté. Bientôt, c’est l’ensemble du bloc soviétique qui s’effondre, plaçant les Européens devant la perspective d'une réunification du continent.

1992-2007 : la naissance de l’Europe politique
La disparition du bloc soviétique provoque une rupture de l’ordre international qui n’est pas sans conséquence sur le projet européen. Les pays membres des Communautés réagissent rapidement à la nouvelle donne en affirmant la dimension politique du projet européen par la signature, en 1992, du Traité de Maastricht qui pose également les bases d’une monnaie unique. Peu de temps après, la nouvelle Union européenne choisit de mettre en œuvre le plus grand élargissement de son histoire. Depuis lors, l’Europe tente de concilier son élargissement géographique avec l’approfondissement de son projet politique. L’enjeu est de taille, qui concerne la capacité de l’Union à devenir un véritable espace démocratique et à s’imposer comme acteur du monde globalisé.

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mercredi 12 décembre 2007

La citoyenneté

Quelles sont les valeurs attachées à la citoyenneté?

Outre un statut juridique et des rôles sociaux, la citoyenneté se définit aussi par des valeurs. On peut en évoquer au moins trois, traditionnellement attachées à la citoyenneté :
La civilité : il s’agit d’une attitude de respect, à la fois à l’égard des autres citoyens (ex : politesse), mais aussi à l’égard des bâtiments et lieux de l’espace public (ex : transports publics). C’est une reconnaissance mutuelle et tolérante des individus entre eux, au nom du respect de la dignité de la personne humaine, qui permet une plus grande harmonie dans la société.
Le civisme : il consiste, à titre individuel, à respecter et à faire respecter les lois et les règles en vigueur, mais aussi à avoir conscience de ses devoirs envers la société. De façon plus générale, le civisme est lié à un comportement actif du citoyen dans la vie quotidienne et publique. C’est agir pour que l’intérêt général l’emporte sur les intérêts particuliers.
La solidarité : elle est importante, en effet, dès lors que les citoyens, dans une conception classique, ne sont pas de simples individus juxtaposés, mais un ensemble d’hommes et de femmes attachés à un projet commun. Elle correspond à une attitude d’ouverture aux autres qui illustre le principe républicain de fraternité. Dans ces conditions, la solidarité, qui consiste à venir en aide aux plus démunis, directement ou par le biais des politiques publiques (ex : impôt redistributif) est très directement liée à la notion de citoyenneté.
Ces trois valeurs donnent à la citoyenneté tout son sens en ne la limitant pas à l’exercice du droit de vote.
Quels rôles un citoyen peut-il jouer dans la société?

La citoyenneté ne se définit pas uniquement d’un point de vue juridique par la possession de la nationalité française et de ses droits civils et politiques. Elle se définit aussi aujourd’hui comme une participation à la vie de la cité. Cependant, les citoyens n’ont aucun rôle obligatoire à jouer. En ce sens, le statut juridique de citoyen est un statut de liberté. Un citoyen peut choisir de participer (citoyen actif) ou non (citoyen passif) à la vie publique.
Toutefois, un citoyen actif a un rôle essentiel à jouer, qui prend tout son sens avec l’exercice du droit de vote. C’est à ce moment que le citoyen apporte sa contribution majeure à la société. En votant, mais aussi en se faisant élire, il fait valoir son point de vue, change ou confirme les gouvernants, ou encore (dans le cadre du référendum) décide des grandes orientations de la politique nationale.
Mais, en dehors des élections, les citoyens peuvent également, de façon quotidienne, jouer un rôle important dans la société. Par exemple, ils peuvent adhérer à une association, un syndicat ou un parti politique et, ainsi, tenter de faire évoluer la société dans laquelle ils vivent, de venir en aide aux autres ou d’influencer la politique nationale.
De même, l’attitude individuelle des citoyens est importante. Les comportements de civisme (politesse, respect des biens publics...) sont pour beaucoup dans le caractère apaisé d’une société.

En quoi la citoyenneté est-elle la manifestation d´une identité commune?

La citoyenneté est la manifestation d’une identité commune pour plusieurs raisons.
D’abord, parce que les citoyens ont tous la même nationalité. Ce lien juridique, qui lie une personne à un pays, est commun à l’ensemble des citoyens, quelle que soit la façon dont ils ont acquis la nationalité (droit du sang, droit du sol, naturalisation, mariage). Il est le signe que l’on fait partie d’un groupe particulier, non seulement sur le plan strictement juridique, mais également de manière très pratique. Ainsi, à l’occasion de voyages à l’étranger, on peut être plus sensible à ce caractère d’appartenance.
La citoyenneté manifeste aussi le rattachement à une même communauté politique, la nation. Elle permet de voter et d’être élu. Il faut toutefois mettre à part le cas des ressortissants d’États membres de l’Union européenne qui peuvent voter aux élections municipales et européennes, bien que ne possédant pas la nationalité et donc la citoyenneté française.
Enfin, la citoyenneté française est la manifestation d’une identité culturelle et d’une histoire commune. Ainsi, en France, les citoyens partagent l’héritage de moments essentiels tels que la Révolution, les guerres mondiales, l’Occupation ou la Résistance. Chaque citoyen n’a pas à assumer, à titre personnel, les fautes ou les crimes commis par l’État dont il a la nationalité. La citoyenneté va de pair avec la construction de la mémoire d’épisodes marquants d’une histoire nationale.

Comment construire un monde plus juste


La richesse est très mal distribuée, au niveau mondial et dans chaque pays. Dans le monde entier, une petite partie de la population bénéficie de la plus grande partie de la richesse. Il faut agir pour en finir avec les inégalités.
Au niveau mondial il faut, par exemple, pardonner totalement ou partiellement la dette externe des pays les plus endettés. Cette dette est un obstacle au dévéloppement des pays parce qu´elle consomme une grande partie de leurs revenus. Cet argent pourrait être utilisé pour construire des infrastructures ou pour améliorer le système educatif ou de la santé. Ces pays ont, aussi, peu de pouvoir de décision dans les organismes internationaux. Ils ont besoin d´un plus grand pouvoir pour bien défendre leurs intérêts.
Dans chaque pays, il faut payer des salaires plus équilibrés: la majorité des personnes gagnent peu d´argent. D´un autre côté, les politiques et les entrepreneurs ont des salaires astronomiques. Il faut aussi investir dans l´education et promouvoir l´égalité d´opportunités et d´accès aux biens essentiels, comme la santé.
Un monde plus juste dépend de la volonté de toutes les personnes, mais surtout de la volonté des gouvernements.

L´Amérique, "gendarme du monde"


Les États Unis sont une des plus grande puissances économiques du monde et leur influence sur les événements est indéniable. Ils deviennent les "gendarmes du monde" grâce à leur potentiel économique et militaire. Ils veulent construire un nouvel ordre international qui défend seulement leurs intérêts. Ils interviennent dans les conflits qui éclatent dans des zones stratégiques pour assurer le contrôle de ces régions.
Les États Unis utilisent aussi l´ONU pour protéger leurs intérêts. Le cas du Koweit c´est un exemple dans lequel les intérêts pétrolifères ont provoqué une intervention rapide des États Unis avec le soutien des Nations Unis. Ils ont aussi le droit de veto dans cette organisation avec 4 autres pays (Grande-Bretagne, Ffrance, Russie et China), c´est ce qui empêche que les décisions soient prises par une majorité.
Les États Unis ont obtenu un tel pouvoir dans le monde qu´ils trouvent que les règles ne s´appliquent pas à eux. Le refus du protocole de Kyoto en est un exemple. Le but de ce protocole est de réduire la pollution partout le monde et les États Unis sont le pays qui émet plus de CO2 dans l´atmosphère.

samedi 8 décembre 2007

Le nouvel ordre mondial

Un «nouvel ordre mondial» (pas seulement économique) a été instauré en coulisse. Les États-Unis estiment être investis d'une mission qu'ils se sont donnée à eux-mêmes, par leur poids sur l'échiquier mondial. Après sa victoire dans la guerre du Golfe (1991), Washington a parlé d'édifier un « nouvel ordre mondial » façonné à son image. Avec des accents prophétiques, le président George Bush déclara alors : « Les États-Unis sont appelés à conduire le monde hors des ténèbres et du chaos de la dictature vers la promesse de jours meilleurs.» Ce plan hégémonique a commencé il y a un siècle.

Tout a été planifié et préparé depuis longtemps. La mondialisation était inscrite dans les premiers accords du GATT, en 1947, avec le libre-échange. C'est en 1975 que Brzézinski, alors directeur général de la Trilatérale, suggérant de créer un mécanisme de planification mondiale, chargea l'administration américaine de le créer avec, comme coordinateur, le vice-président dans le rôle de "chef d'orchestre".
Constatant « la crise de la démocratie », rapport publié en 1975, la Commission Trilatérale publiait en 1976 son plan : «La réforme des institutions internationales». Une nouvelle répartition des voix au FMI et à la Banque Mondiale s'est opérée en faveur de l'impérialisme et de l'hégémonie US.
Voilà un capitalisme sauvage, qui répand les dogmes ultra-libéraux pour privilégier une minorité d'affairistes ! Ce libéralisme présente des aspects totalitaires et se montre sans pitié pour les faibles ! Et c'est le premier producteur d'armes du monde.

Au lieu d'avoir emboîté le pas aux propositions de désarmement de Gorbatchef, en 1990, leurs visées impérialistes se doublent de visées terroristes sur n'importe quel Pays de la planète.
Les guerres de libération ont échoué, sauf à Cuba ; le Ché est-il mort pour rien ? Son héroïsme reste exemplaire pour les peuples opprimés. Le malheur s'abat sur des peuples entiers. L'Afrique est la plus touchée. Les inégalités se creusent, les pays spoliés ne peuvent plus rembourser leurs dettes. Ici et là, des mafias se créent. On frôle l'anomie.
Après avoir investi les institutions internationales (avec un pourcentage écrasant de PIB), le gouvernement d'État américain réagit au terrorisme en toute impunité par des frappes aériennes sur l'Afganistan, et maintient l'embargo sur l'Irak sans raison valable. Le Conseil de Sécurité est à sa botte. Au mépris du droit international, c'est la puissance des États-Unis qui s'affirme là, et aussi à travers l'Alliance atlantique, tous les Etats d'Europe. Élargi aux pays européens de l'Est, L'OTAN met à profit les divisions et les embarras des Européens ! Depuis peu, des représailles au terrorisme se soldent par des bombardements en Afghanistan ! La propagande semble au point... mais les pires terroristes ne sont pas ceux que l'on nous désigne comme tels. "Le choc des civilisations" arrive tel qu'il a été décrit en 1998 par un des chantres du système, Samuel P. Huntington, (un ancien de la Trilatérale qui fut conseiller de tous les Présidents US depuis Carter).
A inscrire au Livre Noir du capitalisme : les milliards de victimes des guerres et des nombreuses guérillas, la famine ou la malnutrition dans les Pays spoliées, l'esclavage et la pollution. Car le capitalisme a besoin de la guerre et il vampirise l'humanité. (Rapport américain sur l'utilité des guerres; La Paix Indésirable, Calmann-Lévi, 1970).

En réalité, en combattant le communisme et le socialisme partout dans le monde, les USA sont arrivés à leurs fins. Ils étaient déjà les grands gagnants de la dernière guerre mondiale, avec la suprématie du dollar, depuis Brenton-Woods, mais l'effondrement de l'URSS, après une course aux armements ruineuse, leur laisse l'hégémonie totale : les USA dominent le monde sur tous les tableaux : économique, technologique, militaire et culturel. Leurs services secrets furent mis à l'œuvre. N'oublions pas aussi que les puissantes agences de presse américaines ont eu un rôle important depuis 1945, en propageant leurs mots d'ordre dans le monde. Le Nouvel Ordre Mondial diffuse "la pensée unique", pour le grand "marché unique", la monnaie-refuge étant le dollar. On a introduit depuis peu la notion de "gouvernance". Mais "la communauté internationale" ou "l'Occident" cache-t-il un véritable gouvernement mondial ? Que se cache-t-il derrière les réunions du G7, d'où rien ne filtre ? - En 1975, au sein de la Trilatérale, le super gouvernement supra-national qui réunissait le gratin de la finance, des affaires et des Etats occidentaux avec le Japon, Z. Bzrézinski a parlé de constituer une communauté mondiale et de créer au sein du Département d'Etat un instrument de planification mondiale avec comme chef d'orchestre le vice-président des USA. Il y a eu ensuite la première crise de la dette du tiers-monde qui, en 1982, ala Banque Mondiale et au FMI un nouveau rôle de contrôle et de direction des économies des pays en voie de développement. Des Pays du Tiers-Monde accèdent à l'indépendance et se battent contre l'impérialisme ; 77 Etats se coalisent. Mais l'échec des conférences Nord-Sud pour l'établissement d'un nouvel ordre économique plus juste donne aux maîtres du monde l'idée d'un nouvel ordre qu'ils contrôlent mieux. Les Etats-Unis vont prendre la suprématie dans les décisions en changeant les statuts de ces instances mondiales : le poids des décisions sera au prorata du pourcentage du poids financier. On est obligé dorénavant de compter sur la seule super-puissance qui reste au monde. - L'effondrement de la super-puissance soviétique, l'abrogation du pacte de varsovie, symbolisé par la chute du Mur de Berlin en 1989, a parachevé la tendance à l'intégration mondiale en mettant fin au "débat de systèmes" et en facilitant la pénétration du capitalisme dans le monde entier. Tout s'est accéléré. - Avec la libre circulation des capitaux, par uniformisation du système bancaire donné à et l'arrivée des nouvelles technologies et la mise en réseaux, cela s'est réalisé par la suppression des taxes douanières, en plusieurs étapes, lors de sommets initiés par les USA. Pour les grandes entreprises multinationales qui se sont développées en délocalisant leur usines (ou unités de production) dans les pays émergeants, où la main-d'œuvre est bon marché, il fallait "mondialiser" l'économie libérale pour favoriser les échanges commerciaux sur la planète entière. (libéral = se donner des libertés). Il n'en demeure pas moins que la mondialisation comporte non seulement un degré d'intégration des économies jamais égalé, mais aussi de nouveaux acteurs qui imposent de nouvelles règles et de nouvelles disciplines et, plus important encore, engendrent de nouveaux déséquilibres et de nouvelles contradictions. Mais qui les impose ? - Des instances internationales, créées en 1944 pour financer la reconstruction des Pays après la guerre (FMI et Banque Mondiale restructurées pour gérer les problèmes économiques du Tiers-monde) sont détournées de leurs orientations. N'oublions pas que, détenteurs de plus de 90% des fonds, les USA ont la haute main sur ces institutions. - L'Union Européenne, sous la houlette de la Commission, et du Conseil de l'Europe. - les trusts transnationaux, réunis en Commission Trilatérale (Amérique, Europe, Japon) avant 1989, puis multilatéralement après 1989, pour "une économie globalisée", donc pour toute la planète. Tout s'est donc accéléré après la chute du mur de Berlin en 1989, signe de la fin de la "guerre froide" entre le bloc de l'Est et le bloc de l'Ouest. En 1990, à l'occasion de la guerre du Golfe, Georges Bush, le Président des U.S.A., a annoncé un "nouvel ordre mondial". Car la fin de la "guerre froide" sonne le glas au communisme, et donc, un capitalisme privé de type libéral triomphe : ce système économique s'impose partout sur le globe, pour le bénéfice des grandes multinationales et des grandes banques, avec le libre-échange voulu depuis de longue date par les USA. Tous les États sont endettés à cause du système monétaire international qui profite aux banques privées... Depuis la dernière guerre, le dollars est la monnaie-refuge, (la seule indexée sur l'or après la conférence de Bretton-Woods de 1944) mais depuis 1971, les USA exportent leur déficit en laissant fluctuer le dollar (il fut désindexé unilatéralement parce que leur balance était devenue déficitaire à cause des milliards engloutis dans la guerre du Viêt-Nam). Quand le dollars est sous-évalué, cela favorise leurs exportations: leurs prix sont plus compétitifs. Si son cours remonte, leur économie étant plus compétitive, qui paye les dividendes ? Les autres Pays, qui ont recours au dollar en empruntant sont ainsi spoliés.

http://webduweb.free.fr/nouvel.htm